Quittons l'Ile St Louis par le pont Louis Philippe, direction vers le restaurant Louis Philippe. Contournons le et dirigeons nous à gauche vers la rue de l'hôtel de ville. 

PONT LOUIS PHILIPPE

HOTEL NOIRAT 2

Situé entre l'immeuble  de l'association ouvrière des compagnons du devoir  et la crêche municipale, au 82 rue de l'hôtel de ville

 

HOTEL NOIRAT 3

 

ce cadran circulaire , déclinant du matin, gravé, peint, survie au milieu des poubelles, d'une haie mal taillée et de lierres. 

 

HOTEL NOIRAT 4

 

Il possède une histoire singulière que l'on peut lire dans le bulletin de la société de l'histoire de Paris de 1970 page 137 

 http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96032991/f141.item.

HOTEL DE NOIRAT

50 rue vieille du temple, 2 rue du marché des blanc manteaux

Entre l'hôtel de ligny et l'hôtel d'O ( construit à l'emplacement actuel de la rue des hospitaliers St Gervais, démolit en 1813 par la construction d'un marché page 141) ( voir plan page 132, figure 7), il y avait encore un hôtel que l'on a encore confondu avec ce dernier et qui n'en a jamais fait partie. il a disparu peu après la dernière guerre. (après 1945). C'était, à en juger par les photographies anciennes, une remarquable construction d'époque Louis XIV d'une telle qualité que l'on a jugé bon d'en conserver un élément : le fronton droit orné d'un oculus sommé d'une tête et entouré de guirlandes qui est aujourd'hui  plaqué contre le mur latéral du n°80, rue de l'hôtel de ville (imprimerie des compagnons du Tour de France), mur malheureusement envahi par le lierre (déjà en 1970). L'hôtel, accolé à l'hôtel de ligny, se présentait entre cour et jardin ; le fronton courronnait l'avant-corps de deux través de la façade sur jardin, sommant un cadran solaire  et cantonné de grandes  lucarnes  cintrées d'un beau style. Le percement de la rue  du Marché-Blancs-Manteaux en 1817 enleva l'aile droite  et un morceau du logis  entre cour et jardin, rendant le fronton directement visible  de cette place. Précisons très brièvement , que l'hôtel appartenait sans doute  en 1617 à Charlotte le Grand, veuve de jean Hennequin, puis à Madeleine  de l'Aubespine, veuve de René du Val, sieurs des Tors, et ensuite  à Claude de Lanbespine, baron de Noirat, en 1631 puis à Le Bas de Courmont en 1770. Rappelons qu'une ruelle  desservait, au fond, le jardin de l'hôtel  vers la rue des Francs-Bourgeois. 

Nota : la figure 7 du livre comporte des erreurs de hachures. 

Voici un extrait de cette figure 7 et le plan actuel 

hotel noirat

Il est donc bien évident que même si le cadran comportait un style, il ne pourrait "fonctionner" en l'endroit actuel.

Le quartier initial du cadran devait être charmant avant sa destruction ... petites photos de la rue des Francs Bourgeois et de la rue vieille du temple prises aux alentours de 1906 

RUE DES FRANCS BOURGEOIS 1906